Le docteur Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix, a réagi ce lundi 29 décembre 2025 à une déclaration controversée du porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général Sylvain Ekenge, concernant les femmes de la communauté tutsi.
Dans un communiqué, le célèbre gynécologue congolais a exprimé sa ferme condamnation de tout discours de haine, de stigmatisation et de discrimination, en particulier lorsqu’ils émanent d’une autorité publique. Selon Denis Mukwege, de telles paroles sont dangereuses, car elles fragilisent le vivre-ensemble et menacent la cohésion nationale dans un contexte déjà marqué par de profondes tensions sécuritaires.
« Tout discours et tout acte de haine, d’humiliation et de discrimination stigmatisant une ethnie ou un genre doivent être réprouvés et condamnés avec force », a-t-il souligné.
Tout en reconnaissant les souffrances endurées par la population congolaise à la suite de l’agression rwandaise et des violences perpétrées par ses supplétifs, Denis Mukwege insiste sur la nécessité d’éviter les discours toxiques qui attisent la haine ethnique et la discrimination fondée sur le genre.
Le Prix Nobel de la Paix rappelle que les populations des pays de la région des Grands Lacs partagent une histoire commune ainsi que des liens humains et culturels profonds, qui doivent primer sur les logiques de division. Selon lui, l’amour entre les peuples doit être plus fort que la haine entretenue par certains dirigeants qu’il qualifie d’« assoiffés de sang et de pouvoir ».
Denis Mukwege dénonce également l’impunité persistante dont jouissent certains dignitaires de la région, qu’il considère comme l’un des facteurs expliquant la répétition des propos et des actes haineux, au détriment de la stabilité nationale et régionale.
Berm’s Bamba




