Des députés nationaux du regroupement politique Ensemble pour la République ont suspendu leur participation aux travaux consacrés à l’examen de la proposition de loi dite « Ndongankoy », relative à la fixation des conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
Face à la presse, le député national Christian Mwando a annoncé le retrait de son groupe parlementaire des débats en cours à l’Assemblée nationale, dénonçant ce qu’il qualifie de tentative de violation de la Constitution.
« Le groupement parlementaire Ensemble laisse le régime Tshisekedi seul devant sa conscience et l’histoire pour assumer les conséquences qui découleraient de ses actes préparés en vue de violer la Constitution », a-t-il déclaré.
Selon les élus de l’opposition, cette initiative législative cacherait un projet visant à modifier l’équilibre institutionnel du pays et pourrait ouvrir la voie à une « balkanisation » de la RDC. Ils estiment que cette proposition constitue un « complot contre la Constitution » et une menace pour l’unité nationale.
Les députés d’Ensemble accusent également le pouvoir de vouloir, à travers cette démarche, « légitimer la rébellion » dans l’est du pays, une région en proie à l’insécurité persistante depuis plusieurs années.
Dans leur déclaration, les parlementaires ont appelé le président de la République, Félix Tshisekedi, à mettre fin à cette initiative qu’ils jugent « dangereuse » pour l’avenir du pays.
L’opposition parlementaire invite par ailleurs la population congolaise à rester vigilante et à s’opposer à ce qu’elle qualifie de projet « macabre » susceptible, selon elle, de compromettre la survie de la nation congolaise.
Pendant ce temps, les débats autour de cette proposition de loi continuent de susciter de vives tensions au sein de la classe politique congolaise, dans un contexte marqué par des divergences profondes sur les réformes institutionnelles envisagées.




