Goma, 27 décembre 2025 – À quelques jours d’une manifestation prévue le 2 janvier 2026, un collectif baptisé « Génération Z RDC » défie la tension ambiante à Goma en annonçant une grande marche pacifique pour dénoncer l’offensive du M23 et l’implication présumée du Rwanda dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans une lettre ouverte adressée au maire de la ville, datée du 27 décembre, les organisateurs invoquent la Constitution et appellent à une mobilisation massive contre ce qu’ils qualifient d’« invasion de l’intégrité territoriale » par l’armée rwandaise.
Signée par plusieurs figures de la société civile, dont Jacson Harerimana, Mupemba Wivine, Morisho Asani et d’autres membres identifiés comme « Gen Z/Goma », la missive liste quatre points forts : dénoncer la violation flagrante de la souveraineté congolaise, exiger le retrait des troupes rwandaises accusées de commettre des exactions (enlèvements, viols, tortures et abus sexuels), condamner les actes de rébellion du M23 en référence à la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, et enfin réclamer justice pour les victimes devant les instances internationales comme la CPI.
Le parcours prévu est symbolique et ambitieux : départ du rond-point Kilishi-Birere (signer-BDEGL pour chuter à la MONUSCO/Serena hôtel), passage par le rond-point Mutinga-Instigo (signer-BDEGL-MONUSCO/Serena hôtel), la station SIMBA-Entrée Président-Instigo (signer-BDEGL-MONUSCO/Serena hôtel), avant un point de chute à la base de la MONUSCO pour y déposer un mémorandum. L’heure de départ est fixée à 8h30.
Dans un contexte où Goma reste une ville sous haute tension, marquée par les avancées récentes des groupes armés et une crise humanitaire persistante, cette initiative citoyenne porte un message clair : la jeunesse congolaise refuse de baisser les bras face à l’insécurité et aux violations des droits humains. Les organisateurs insistent sur le caractère pacifique de la marche et appellent les autorités à garantir sa sécurité, tout en respectant les droits démocratiques.
Alors que l’est du pays continue de vivre au rythme des conflits, cette mobilisation de la « Génération Z » pourrait marquer un tournant dans la résistance civile. Reste à voir si les autorités locales autoriseront cette manifestation et si elle pourra se dérouler sans incident. Une chose est sûre : à Goma, la voix des jeunes compte de plus en plus dans la quête de paix et de justice.




