Plusieurs mois depuis sa decheance à la questure de l’assemblée provinciale du Kongo Central, l’honorable Omega Mbadu Manu, député provincial élu de la ville de Boma est sortie de son silence et a été reçu ce vendredi 29 août 2025 dans une émission de la radio maquis FM animé par le journaliste Caris Nzita.
Invité pour aborder le sujet de l’insécurité qui a préoccupé la ville le jeudi 28 août dernier, cet élu de Boma a au cour de ce même émission revenu sur les motifs de sa révocation au poste de questeur de l’assemblée provinciale du Kongo Central.
Accusé d’egoisme, intérêt personnel, manque de collaboration et d’indiscrétion. Omega Mbadu Manu a au micro de la radio maquis FM, rejeté en bloc tous les griefs portés contre sa personne par l’assemblée provinciale évoquant plutôt un complot politique visant à le fragilisé et l’empêcher de jouer pleinement son rôle de défenseur et porte parole de sa base électorale auprès de l’assemblée provinciale.
« Tout ce qui m’a été reproché n’avait aucun lien avec mes attributions de Questeur. Ces affaires relèvent de la Commission des sages de l’Assemblée provinciale et ne pouvaient en aucun cas motiver une motion de censure », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, Omega Mbadu Manu a préciser que son véritable péché etait d’avoir initié une question orale avec débat au ministre provincial des infrastructures et travaux publics laquelle de question qui visait à permettre aux élus provinciaux de connaître l’état de lieu des travaux lancé sur toute l’étendue de la province mais particulièrement des éclaircissements sur les travaux de bétonnage du tronçon routier Saico abandonné à son triste sort, soulignant en outre que cette démarche parlementaire était perçue comme un manque de loyauté vis-à-vis du bureau dont il faisait partie.
« Depuis le début du mandat, Boma ne bouge pas en termes d’actions concrètes du gouvernement provincial. J’ai voulu comprendre pourquoi les travaux de la route Saïco traînaient. Cette démarche a dérangé beaucoup de personnes voir même le bureau dont je faisait partie », a-t-il poursuivi.
Omega Mbadu dit avoir trouver une certaine liberté après son départ du bureau de l’Assemblée qu’il ne regrette surtout pas du faite qu’il ait été destitué. Il affirme vouloir assumer pleinement son mandat de député, sans pression ni contraintes politiques. Il a ensuite préciser que ses actions et ses interventions visent avant tout l’intérêt des citoyens qu’il représente.
« Je n’ai pas été élu pour gérer l’argent de l’Assemblée provinciale afin de protéger un camp. J’ai été élu pour défendre la cause de la population de Boma, et je continuerai à le faire, quels que soient les obstacles. J’ai payé ce prix pour préserver ma liberté d’expression et de rester fidèle à mes engagements vis-à-vis de ma base électorale. », insiste-t-il.
Cet élu de Boma a également affirmé avoir reçu des menaces et subi des attaques à la suite de ses démarches parlementaires légales, preuve qui selon lui, que certains dossiers restent un tabous dès qu’ils touchent les intérêts d’un membre du gouvernement ça devient un problème.
Il sied de noter qu’aucun soutien de notable même de G24 qu’il appartient ne lui a été apporté lors de sa révocation, augmentant ainsi son isolement politique. l’homme de vaincre le mal par le bien connu pour son franc parler s’est dit poursuivre sa lutte politique en optant la voix de bomatracien comme posture face aux insuffisances du gouvernement provincial dans la ville de Boma.
A l’heure actuelle, Oméga Mbadu passe ses vacances parlementaires à Boma, auprès de sa base électorale, partageant la douleur des familles touchées par les récentes tensions meurtrières entre la population et les forces de l’ordre.




