Human Rights Watch (HRW) accuse le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, d’avoir exécuté sommairement plus de 140 civils – pour la plupart d’origine hutue – au cours du mois de juillet 2025 dans le territoire de Rutshuru, près du parc national des Virunga, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon HRW, le bilan pourrait dépasser les 300 morts depuis juillet, ce qui constituerait l’un des massacres les plus meurtriers perpétrés par le M23 depuis sa résurgence fin 2021.
Entre le 10 et le 30 juillet, des combattants du M23 auraient tué des villageois, des agriculteurs, des femmes et des enfants, dans leurs maisons, leurs champs et aux abords de la rivière Rutshuru, dans le groupement de Binza (Nord-Kivu). Des témoignages recueillis par HRW, ainsi que des sources onusiennes et militaires, font également état d’une implication directe des Forces de défense rwandaises (RDF) dans ces opérations.
« Le M23, avec l’appui du gouvernement rwandais, a attaqué plus d’une douzaine de villages et exécuté sommairement des dizaines de civils, principalement des Hutus », a déclaré Clémentine de Montjoye, chercheuse senior sur la région des Grands Lacs à Human Rights Watch. « Tant que ces crimes de guerre ne feront pas l’objet d’enquêtes sérieuses et de sanctions contre les responsables, y compris aux plus hauts niveaux, ces atrocités risquent de se multiplier. »




