En exil depuis mi-2024, Moïse Katumbi n’a pas renoncé à ses ambitions politiques. Ce mardi 12 août, le leader d’Ensemble pour la République a ouvert, à Bruxelles, un conclave de trois jours, soit du 12 au 14 août réunissant ses cadres venus de divers horizons.
L’objectif de ces assises est de dresser le bilan de dix années de lutte dans l’opposition et affûter les armes pour les élections de 2028.
Dans une ambiance studieuse mais déterminée, Katumbi a lancé les travaux en appelant à la lucidité stratégique.
Cet événement vise à passer en revue une décennie d’engagement dans l’opposition, à clarifier la stratégie du parti et à restructurer son fonctionnement interne. Au programme, figurent aussi la consolidation d’alliances, l’unification de l’opposition face à ce qu’il qualifie de “dictature”, la mobilisation citoyenne, l’ancrage territorial et le renforcement de la présence internationale du parti. Un plan d’action doit être adopté à l’issue des discussions.
Cette rencontre marque une étape importante pour Ensemble pour la République, fondé par Katumbi en 2015. Ancien allié du président Félix Tshisekedi au sein de l’Union sacrée, le parti avait claqué la porte à la veille des élections de 2023, dénonçant une absence de vision claire. Depuis, certains cadres ont quitté le gouvernement Sama I, tandis que d’autres ont choisi de rester proches du régime.
À Bruxelles, loin des tumultes politiques de Kinshasa, Katumbi veut rassembler, fédérer et se projeter. Les débats de ces trois jours devraient tracer les lignes de bataille pour 2028 et confirmer que, malgré la distance, l’ex-gouverneur du Katanga reste bien décidé à peser dans le jeu politique congolais.
Berm’s Bamba



