Un incident peu ordinaire s’est produit ce vendredi à la morgue de l’Hôpital Général de Référence de Boma, suscitant de nombreuses réactions parmi les familles, les proches et les curieux présents sur les lieux.
Alors que tout était réuni pour la levée du corps d’une dame connue sous le nom de Maman Tantine, la cérémonie a été momentanément interrompue par une exigence formulée par sa famille biologique. Celle-ci a conditionné la sortie de la dépouille à la régularisation préalable de la situation matrimoniale de la défunte avec son compagnon, avec qui elle partageait sa vie depuis plusieurs années.
Selon plusieurs témoins présents sur place, les membres de la famille ont demandé que soient accomplies les formalités coutumières et familiales liées au mariage, estimant que l’union n’avait jamais été officiellement reconnue malgré la longue vie commune du couple.
Cette revendication a rapidement provoqué de vifs échanges entre les différentes parties concernées. D’un côté, certains membres de la famille soutiennent qu’il s’agit du respect des traditions et des obligations coutumières.
De l’autre, des proches du couple considèrent que cette exigence intervient dans un contexte de deuil et risque d’accentuer la douleur des personnes endeuillées.
L’atmosphère est ainsi devenue particulièrement tendue aux abords de la morgue, où les discussions se sont poursuivies durant plusieurs heures. Amis, connaissances et membres des deux familles ont tenté de trouver un terrain d’entente afin de permettre la poursuite normale des obsèques.
À l’heure où nous mettions sous presse, aucune issue définitive n’avait encore été trouvée. Les négociations se poursuivaient entre les différentes parties pour parvenir à un compromis respectueux à la fois des traditions familiales et de la mémoire de la défunte.
Cette situation relance le débat sur la place des coutumes dans les cérémonies funéraires ainsi que sur les conséquences des unions non officiellement régularisées, particulièrement lorsque surviennent des événements aussi douloureux que le décès d’un conjoint.




