Ce Vendredi 25 avril, Denis Mukwege s’est exprimé concernant les récents progrès diplomatiques liés au conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), exprimant de fortes réserves quant à la nature des engagements pris.
Le prix Nobel de la paix 2018 a souligné que, malgré la publication de la déclaration conjointe entre la RDC et le M23/AFC ainsi que la signature d’un accord de principe avec le Rwanda, « cette dynamique soulève de nombreux questionnements ».
Surnommé le « Réparateur des femmes », il rappelle que la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies exige déjà un cessez-le-feu immédiat et le retrait inconditionnel des forces rwandaises, sans conditions supplémentaires, pour mettre fin à ce qu’il qualifie d’« agression de l’armée rwandaise d’occupation ».
Le gynécologue congolais met en garde contre l’illusion de nouvelles trêves, notant que plusieurs accords de cessez-le-feu ont été « systématiquement rompus », illustrant selon lui la stratégie du « talk & fight » des forces d’agression.
Poursuivant sa déclaration dans un communiqué officiel, Mukwege dénonce également le manque de transparence des pourparlers facilités par le Qatar et les États-Unis, insistant sur la nécessité d’une « clarté des processus » pour « rétablir la confiance » et construire une feuille de route crédible.
Par ailleurs, tout en soutenant les efforts de désescalade, le candidat malheureux à la présidence lors des scrutins de 2023 avertit que le conflit est « largement internationalisé » et dure depuis des décennies, ayant causé la mort et le déplacement de millions de personnes ainsi que des crimes internationaux graves.
« Une solution minimale ne saurait suffire face à l’une des catastrophes humanitaires les plus dramatiques du monde », conclut Denis Mukwege.
À noter que Denis Mukwege appelle à la prudence face aux avancées diplomatiques récentes, soulignant que la paix durable en RDC nécessite le respect strict des résolutions internationales, une transparence totale dans les négociations et une implication réelle de la communauté internationale.
Elias Lwayivweka



