Le dossier Junior Mboso Kazadi soulève une vague d’interrogations sur l’ingérence politique dans les forces de l’ordre. Après la diffusion de sa vidéo de démission de la Police nationale, l’affaire prend une tournure préoccupante et met en lumière les dérives de favoritisme, de népotisme et de trafic d’influence qui gangrènent la classe politique congolaise.
– Un parcours controversé
Selon plusieurs sources, Junior Mboso, de nationalité belge, aurait mené une vie civile ordinaire à Bruxelles jusqu’en 2022, travaillant notamment comme agent de sécurité privée. Rien ne le prédestinait à une carrière policière au Congo.
En 2021, son père, Christophe Mboso Kodia Mpwanga, fraîchement élu président de l’Assemblée nationale, aurait tenté de faciliter son intégration dans les rangs de la Police nationale. Une recommandation aurait été adressée à l’époque au vice-Premier ministre de l’Intérieur, Daniel Aselo. Le dossier, jugé peu convaincant, aurait finalement été rejeté grâce aux avis techniques du général Amuli.
– Une ascension éclair sous Peter Kazadi
La situation change radicalement en 2023. Sous la tutelle du nouveau vice-Premier ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, Junior Mboso passe directement de la vie civile au grade de commissaire principal, avec une fonction au sein du Service de la LENI. Une progression jugée fulgurante et irrégulière par de nombreux observateurs.
Des sources concordantes affirment que Junior Mboso n’avait jamais exercé dans la Police avant 2020 et qu’il ne résidait même pas en République démocratique du Congo avant cette période.
– Un malaise au sein de la Police nationale
Cette affaire soulève de graves questions sur l’indépendance et la neutralité de la Police nationale, supposée être apolitique. L’opinion publique s’interroge désormais sur l’existence d’un système parallèle où les relations politiques priment sur les compétences et les parcours professionnels.
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