À quelques heures de la journée « Ville Morte » prévue ce mercredi 3 juin 2026 à l’appel de la coalition Article 64, le parti politique Ensemble pour la République poursuit sa campagne de sensibilisation en faveur d’une forte mobilisation populaire.
S’exprimant au micro de 360 ACTU RDC, Baron Besana, cadre de cette formation politique de l’opposant Moïse Katumbi, a réaffirmé l’importance de cette action citoyenne qu’il présente comme une réponse démocratique à toute tentative de modification ou de révision de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Selon lui, cette journée de protestation constitue également l’expression du ras-le-bol de la population congolaise face aux nombreux défis auxquels le pays est confronté, notamment sur les plans sécuritaire, économique et social.
« J’invite la jeunesse congolaise à prendre conscience de son rôle historique et à participer, dans le calme et la responsabilité, à toute initiative démocratique visant à défendre l’intérêt général. Une jeunesse passive subit l’histoire ; une jeunesse engagée la construit », a déclaré Baron Besana.
Il a egalement exhorté la population de Kinshasa à respecter le mot d’ordre lancé par l’opposition en s’abstenant de toute activité professionnelle ou commerciale durant cette journée. Pour lui, cette démarche vise à exprimer clairement le rejet populaire de tout projet de révision constitutionnelle portée par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Pour les forces de l’opposition, cette journée « Ville Morte » représente une démonstration de mobilisation politique destinée à envoyer un message fort aux autorités sur la question du respect de la Constitution et des priorités nationales.
À la veille de cette mobilisation, le climat politique demeure particulièrement tendu dans la capitale congolaise. Majorité et opposition multiplient les appels à leurs bases respectives à travers les médias traditionnels et les réseaux sociaux, transformant l’espace public en un véritable terrain d’affrontement politique autour des enjeux institutionnels du pays.
La journée du 3 juin s’annonce ainsi comme un test majeur de la capacité de mobilisation de l’opposition dans un contexte marqué par des débats de plus en plus vifs sur l’avenir politique et institutionnel de la République démocratique du Congo.
Jonobe Tsilulu.




