Le gouvernement provincial du Sud-Kivu tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué officiel publié le 5 septembre 2025, les autorités provinciales annoncent l’arrivée nocturne d’un contingent estimé à 750 militaires rwandais, par la piste de Musoko, dans le territoire d’Idjwi.
Selon ce document, signé par le porte-parole du gouvernement provincial, Luganywa-Bashizi Didier, des informations concordantes font également état du début de la construction d’un camp de police rwandaise à Bwando, dans le groupement de Mugote, au bord du lac Kivu, directement en face de Kibuye (Rwanda).
Une violation de la souveraineté
Pour le Sud-Kivu, il s’agit d’une « violation flagrante de l’intégrité territoriale » et d’une tentative manifeste d’annexion dissimulée derrière la rébellion du M23, soutenue par Kigali.
« Cette nouvelle incursion s’ajoute à une longue série d’actes d’agression subis par notre pays », dénonce le communiqué.
Appel à la communauté internationale
Face à cette situation jugée « préoccupante », le gouvernement provincial demande au pouvoir central de saisir sans délai les mécanismes de vérification de la CIRGL, de l’Union africaine, ainsi que les garants du processus de paix de Washington et Doha. Objectif : dénoncer « cette énième violation du cessez-le-feu ».
Un appel pressant est également lancé à l’ONU, à l’Union africaine, à la SADC et aux partenaires bilatéraux et multilatéraux afin qu’ils prennent des mesures urgentes pour mettre fin à cette « politique d’occupation déguisée ».
Solidarité avec les habitants d’Idjwi
Enfin, le gouvernement provincial réaffirme sa solidarité envers les populations locales et promet de rester aux côtés des communautés affectées par cette situation.
« Nous restons engagés aux côtés des habitants d’Idjwi », conclut le communiqué.
Berm’s bamba




