Ce Samedi 31 mai, la Coalition pour les réformes électorales (CREC), qui regroupe plusieurs organisations de la société civile congolaise, a organisé un déjeuner d’échanges avec des députés nationaux. L’objectif de cette rencontre était de présenter une série de recommandations visant à garantir la crédibilité et la transparence des prochaines élections en République démocratique du Congo.
Dix propositions pour un processus électoral fiable
Au cours des discussions, la CREC, appuyée par Democracy Reporting International (DRI), a soumis dix propositions aux parlementaires. Ces réformes ont pour ambition d’améliorer l’encadrement du processus électoral et de le rendre conforme aux standards internationaux.
Parmi les mesures clés figurent : L’installation des nouveaux membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) au moins six mois avant la fin du mandat des membres sortants.- L’utilisation du registre d’état civil comme base du fichier électoral.
La réalisation obligatoire de deux audits externes du fichier électoral : l’un mené par une organisation internationale indépendante et l’autre par des missions d’observation électorale.
L’application de sanctions contre les candidats et médias qui ne respecteraient pas les délais légaux de campagne.
L’interdiction pour un candidat de se présenter à plusieurs scrutins simultanément.
L’interdiction pour un suppléant d’être un membre de la famille proche du titulaire.
Transparence et gouvernance au cœur des recommandations
En plus de ces mesures, la CREC insiste sur un encadrement strict du déploiement du matériel électoral, ainsi que sur la mise en place de mécanismes favorisant la participation électorale, la redevabilité et le respect des principes de bonne gouvernance.
Selon les acteurs de la société civile, la transparence est essentielle pour garantir l’intégrité du processus et la légitimité des institutions issues des urnes.
Une écoute attentive des députés
Les élus présents ont suivi avec intérêt la présentation des recommandations et ont posé de nombreuses questions techniques et juridiques afin de mieux comprendre les enjeux soulevés. Ces échanges interactifs témoignent de la volonté de certaines parties prenantes d’instaurer un cadre électoral plus rigoureux et fiable, pour des élections crédibles en RDC.
Cette initiative reflète l’engagement de la société civile congolaise à jouer un rôle actif dans la consolidation de la démocratie et la promotion d’une gouvernance électorale responsable.
Ignace BIN MUHENDO



