La Présidence de la République Démocratique du Congo (RDC) a créé la surprise ce lundi en annonçant la suspension immédiate de sa collaboration avec la firme américaine Earhart Turner LLC. Dans un communiqué signé par Tina Salama, porte-parole du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi exprime sa volonté de renforcer un partenariat « solide et durable » avec les États-Unis, en privilégiant des échanges directs avec la future administration américaine, attendue après l’investiture de 2025.
Le message est clair, donc la RDC souhaite contourner les intermédiaires pour relancer ses relations avec Washington via des canaux officiels.
« La République Démocratique du Congo retient dans sa démarche l’impératif de privilégier des échanges directs avec la nouvelle administration américaine, et cela, par des canaux officiels et autorités« , précise le communiqué.
Cette décision intervient alors que Kinshasa cherche à redéfinir ses partenariats stratégiques, notamment dans un contexte de tensions régionales et d’enjeux économiques majeurs.
Earhart Turner LLC, spécialisée dans le lobbying et les relations publiques, paie les frais de cette réorientation. La suspension, effective « sans délai » et « jusqu’à nouvel ordre », concerne tous les contrats et propositions de la firme. Selon des sources proches de la Présidence, la RDC reprocherait à Earhart Turner de ne pas avoir suffisamment défendu ses intérêts auprès des décideurs américains.
Ce virage diplomatique pourrait ouvrir une nouvelle ère dans les relations RDC-USA. Alors que Washington cherche à contrer l’influence chinoise et russe en Afrique centrale, Kinshasa, avec ses ressources stratégiques, se positionne comme un partenaire incontournable.
Reste à savoir si ce pari audacieux portera ses fruits. Une chose est sûre que Félix Tshisekedi joue une carte majeure sur la scène internationale. Affaire à suivre.




