Le président de la République, Félix Tshisekedi, convoque les députés nationaux et les sénateurs membres de l’Union sacrée de la nation (USN) à une réunion prévue ce samedi à 16 heures, à la Présidence de la République. Une rencontre qualifiée de « très importante » par le secrétaire permanent de cette plateforme, André Mbata, sans qu’aucun ordre du jour ne soit communiqué.
Dans un communiqué, André Mbata précise que la carte de légitimation sera exigée à l’entrée, soulignant ainsi le caractère formel de cette rencontre avec les élus de la majorité présidentielle.
Ce texte, qui fixe les conditions d’organisation du référendum, a été adopté avec l’intégration des réserves formulées par la Cour constitutionnelle. Il doit désormais être soumis au Sénat pour une seconde lecture, avant une éventuelle promulgation par le chef de l’État.
La loi ouvre notamment la possibilité de soumettre au peuple des réformes constitutionnelles ou un projet de nouvelle Constitution. Une perspective qui suscite des réactions au sein de la classe politique, particulièrement dans les rangs de l’opposition, qui dénonce un « passage en force ».
Le président du groupe parlementaire d’Ensemble pour la République, parti de Moïse Katumbi, Christian Mwando, a notamment estimé que « l’issue au Sénat était déjà scellée », exprimant ainsi ses réserves sur la suite du processus législatif.
Dans ce contexte, la réunion convoquée par Félix Tshisekedi suscite plusieurs interrogations. Les élus de l’Union sacrée seront-ils appelés à échanger sur la loi référendaire, les prochaines étapes du processus constitutionnel ou sur d’autres enjeux politiques ?
À ce stade, aucune indication officielle ne permet de confirmer les sujets qui seront inscrits à l’ordre du jour. La rencontre de ce samedi pourrait néanmoins constituer un moment important pour les échanges entre le chef de l’État et les parlementaires de sa plateforme politique, alors que le débat autour du référendum continue de prendre de l’ampleur.
Jonobe Tsilulu.




