Le parti politique d’opposition Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC) monte au créneau après la libération, à Kinshasa, de 15 membres de l’AFC/M23 arrêtés et condamnés dans le cadre des poursuites engagées contre eux.
Dans une déclaration politique datée du 8 août 2026, la formation politique affirme avoir accueilli cette décision avec « une profonde indignation ». La NOGEC estime que cette libération, intervenue dans le cadre des accords de Doha, soulève des interrogations sur le traitement réservé à son leader idéologique, Constant Mutamba, qui demeure privé de liberté.
Pour cette formation de l’opposition républicaine, le contraste entre la libération des personnes condamnées et le maintien en détention de son leader constitue une situation difficilement acceptable.
La NOGEC dénonce une « instrumentalisation de la justice »
Dans sa déclaration, la NOGEC va plus loin et accuse le gouvernement congolais d’avoir sacrifié Constant Mutamba dans le processus lié aux accords de Doha.
Le parti estime que les différentes procédures judiciaires engagées contre son leader seraient utilisées pour justifier ce qu’il qualifie de « mise à prix » politique.
« NOGEC dénonce cette instrumentalisation de la justice visant à exécuter un complot politique orchestré contre son leader », affirme le document signé par son porte-parole, Jean Claude Ngazwa Ayemo.
La formation politique considère par ailleurs que cette situation risque d’affaiblir davantage la confiance de la population dans les institutions et dans la justice congolaise.
Une mise en garde aux autorités
La NOGEC lance également une alerte à l’endroit de l’opinion nationale et internationale concernant la situation de Constant Mutamba.
Le parti affirme que la sécurité physique, morale et judiciaire de son leader relève désormais de la responsabilité des autorités en place. Il prévient que toute évolution défavorable de sa situation pourrait, selon lui, engager la responsabilité de ceux qui gouvernent actuellement le pays.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par les discussions et arrangements autour du processus de Doha, mais également par de vifs débats politiques en RDC sur la justice, la sécurité et le traitement réservé aux acteurs impliqués dans la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
La NOGEC conclut sa déclaration par un appel à la « résistance », réaffirmant ainsi son soutien à Constant Mutamba et sa détermination à poursuivre son combat politique.
Jonobe Tsilulu.




