Selon le capitaine Antony Mwakushay porte-parole des opérations «Ngemba», c’est sur la Route Nationale n°17, entre Mongata et Bandundu, que les usagers sont pris pour cible.Selon lui, ce sur cet endroit que les kidnappings sont déplorés , œuvres des «rebelles» Mobondo qui multiplient les actes de tracasseries, extorsions et paralysant le trafic et instaurant un climat d’insécurité grandissant.
Depuis plusieurs mois, les rebelles Mobondo, actifs dans la région du Grand Bandundu, harcèlent les populations et les voyageurs sur plusieurs axes routiers, notamment ceux menant aux villages de Mongata, Kabuba et Etumba na Gwaka. Ces éléments armés, ajoute-t-il , ciblent particulièrement les camions de transport, imposant des rançons exorbitantes .
« les chauffeurs sont contraints de verser entre 100 000 et 200 000 francs congolais, tandis que chaque passager doit payer 2 000 francs pour poursuivre leur trajet», a écrit le capitaine Antony Mwakushay dans une dépêche publiée ce Dimanche 20 avril à 11heure.
Cette situation a provoqué un véritable blocage des véhicules en provenance de Kinshasa, notamment à Mongata, où les «Mobondo», ont réussi à contrôler l’axe Mongata-Maluku. Face à cette crise sécuritaire, le commandement des opérations «Ngemba» a tenu à rassurer la population en affirmant que «des mesures sécuritaires concrètes ont d’ores et déjà été mises en place pour rétablir la libre circulation des civils dans la zone affectée», a déclaré Antony Mualushayi, porte-parole des opérations Ngemba.
Malgré ces efforts, la menace Mobondo reste persistante, avec des miliciens qui continuent de contrôler plusieurs villages et points stratégiques le long de la RN17, compliquant l’accès humanitaire et la vie quotidienne des habitants.
Alors que les autorités multiplient les opérations pour contenir les rebelles Mobondo, la population locale reste prise au piège d’un conflit qui s’enlise, entre violences, rançons et déplacements forcés.
Elias Lwayivweka voice of congo



