Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) a lancé une charge explosive contre Cornelie Nangaa, l’accusant d’être derrière des actes terroristes via les réseaux sociaux. Dans un communiqué daté du 7 avril 2025, signé par Fidèle Babala Wandu, secrétaire général du parti, le MLC dénonce une campagne de désinformation orchestrée par Nangaa, ancienne présidente de la CENI, pour semer la peur et la division.
Le MLC, fidèle à sa ligne de lutte politique « responsable et légitime », accuse Nangaa de soutenir des groupes armés, notamment en violation de l’article 64 de la Constitution congolaise, qui interdit toute action visant à renverser le régime par la force. Le parti pointe du doigt une « mine illégale » exploitée par Nangaa à Kanambe, dans l’Est du pays, pour financer ses activités, en violation des lois en vigueur.
Le communiqué révèle aussi des faits troublants : Nangaa aurait établi une banque illégale à Bangui, en République Centrafricaine, pour blanchir des fonds destinés à des « opérations terroristes ». Le MLC dénonce un « pillage » des ressources congolaises et appelle à des sanctions judiciaires, tant au niveau national qu’international.
Le parti rappelle que Nangaa, après avoir signé les accords de paix de 2001, avait contribué à la sécurité sous les présidents Kabila et Tshisekedi. Mais depuis 2018, elle aurait basculé dans l’opposition armée, notamment via l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Le MLC évoque des massacres attribués à ses forces, affirmant que 52,37 % des suffrages populaires exprimés en 2006 pour le parti ont été trahis par ces agissements.Le MLC réaffirme son attachement à la démocratie et à la souveraineté du peuple congolais, lançant un vibrant « Avec Dieu, nous vaincrons ! » à ses militants. Ce scandale pourrait secouer la scène politique congolaise, déjà marquée par des tensions. Reste à voir si ces accusations mèneront à des poursuites judiciaires. Affaire à suivre.




