La population de Goma vit sous la terreur imposée par les éléments du M23, avec des jeunes hommes régulièrement victimes de flagellations sévères pour des motifs souvent non vérifiés. L’accusation la plus fréquente est l’appartenance aux FARDC.
Ces actes de torture, perpétrés en public ou en privé, instaurent un climat de peur tel que la population n’ose intervenir pour protéger les personnes maltraitées. Cela est confirmé par des sources d’organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International, citées par la radio onusienne (Radio Okapi) ce vendredi 28 mars.
Depuis que Goma est entre les mains de ceux qui se présentent comme « révolutionnaires », les habitants vivent sous la menace constante des exactions commises par les combattants du M23.
Les flagellations sont fréquentes, souvent pour des motifs non vérifiés, et les victimes sont contraintes de s’allonger au sol avant d’être fouettées pendant plusieurs minutes. Ces actes de torture, qu’ils soient perpétrés en public ou en privé, ont instauré un climat de terreur tel que la population n’ose pas intervenir pour protéger les personnes maltraitées.
Les témoignages recueillis par des organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International, dénoncent l’ampleur et la fréquence alarmantes de ces exactions. Certaines personnes ont été conduites dans un stade de la ville et soumises à la torture.
« Ils nous ont contraints à nous allonger et nous ont frappés sur les fesses et les mains. »
Les défenseurs des droits humains soulignent la difficulté d’obtenir des statistiques précises sur ces cas de flagellation en raison de la terreur qui règne. Même des personnes ayant filmé une scène de torture ont été emmenées par le M23 vers une destination inconnue.
Face à cette situation, la population appelle la communauté internationale à exiger le respect du droit international humanitaire dans les zones contrôlées par le M23. Les acteurs de la société civile lancent un appel à l’implication active de la communauté internationale pour restaurer la dignité de la population de Goma.
Les habitants expriment leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme des humiliations infligées par les hommes du M23, soulignant que « aucune faute ne saurait justifier de tels actes de flagellation. »
Elias Lwayivweka (VOC Nord-Kivu)




