Les rebelles du M23, appuyés par le Rwanda, ont tué au moins 319 civils, dont 48 femmes et 19 enfants, au cours du mois dernier dans l’est de la République démocratique du Congo, a révélé mercredi le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’appuyant sur des « témoignages de première main ».
Ces violences, survenues dans le territoire de Rutshuru (province du Nord-Kivu), constituent « l’un des bilans les plus lourds jamais documentés depuis la résurgence du M23 en 2022 », a précisé le responsable onusien dans un communiqué officiel.
Selon deux sources des Nations Unies citées par Reuters, une centaine de victimes ont déjà été formellement identifiées, tandis qu’une enquête approfondie est en cours pour établir l’ampleur exacte du drame.
Malgré cette flambée de violence, le M23 et le gouvernement congolais ont convenu de travailler à un processus de paix d’ici le 18 août. Une démarche qui intervient alors que les rebelles ont conquis davantage de territoire cette année qu’à aucun autre moment depuis leur retour en force, dans un conflit qui a déjà causé la mort de milliers de personnes et le déplacement de centaines de milliers d’autres.




