Dans un contexte marqué par l’instabilité et la guerre du M23-AFC, le Sud-Kivu a lancé, mardi 25 mars, des épreuves préliminaires pour les candidats locaux.
Ces épreuves, incluant des questions en français, en mathématiques et en culture générale, visent à évaluer les compétences des élèves dans une région où la sécurité demeure une préoccupation majeure.
Les épreuves préliminaires ont été officiellement inaugurées par Juvénal Gishinge, vice-gouverneur du Sud-Kivu, nommé par l’Alliance Fleuve Congo (AFC), et gouverneur par intérim en l’absence de Manou Birato à Bukavu.
« Il faut avoir confiance en vous et suivre attentivement les consignes de l’examen avant de répondre », a-t-il conseillé aux candidats, tout en promettant de « garantir la sécurité des candidats pendant la passation de l’épreuve ».
Contenu des Épreuves.
Les épreuves comprennent 10 questions en français, 10 en mathématiques et 5 en culture générale, dont 3 en anglais. Pour réussir, un candidat doit répondre correctement à au moins 12 questions, ce qui équivaut à un score minimum de 48.
Impact de la Guerre sur la Participation
La participation aux épreuves a diminué par rapport à l’année précédente, avec 502 candidats l’année dernière contre un nombre inférieur cette année. Cette baisse est attribuée au déplacement d’une partie de la population qui a fui le Sud-Kivu en raison de la guerre.
Malgré les défis sécuritaires et logistiques, l’organisation de ces épreuves témoigne d’une volonté de maintenir une certaine continuité éducative dans une région en proie à l’instabilité. Les autorités locales, notamment l’AFC, cherchent à assurer la stabilité et le progrès dans un contexte difficile.
Cependant, la situation reste fragile, avec des attaques récentes et une insécurité persistante à Bukavu, entraînant des pertes humaines et des dégâts matériels.



