Infrastructures, assainissement, accès à l’eau potable, électricité et sécurité : à Boma, particulièrement dans la commune de Kabondo, les attentes de la population restent nombreuses. Face aux difficultés persistantes, la question de la prise en compte des besoins de cette ville dans les politiques publiques provinciales se pose avec insistance.
D’après Roger Mbenza Tsusu ya Bana Boma, le sentiment d’abandon gagne du terrain chez certains habitants de Boma, dans la province du Kongo Central. Routes en mauvais état, insuffisance des infrastructures de drainage, difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité : les défis auxquels la population est confrontée restent importants.
Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement provincial dirigé par Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, des interrogations persistent quant à la répartition des projets et des investissements publics entre les différentes villes et les différents territoires de la province.
À Boma, les attentes concernent notamment la réhabilitation des routes, l’amélioration des infrastructures scolaires et sanitaires, l’assainissement ainsi que l’accès aux services sociaux de base. Autant de préoccupations qui relancent le débat sur l’équité territoriale et la nécessité d’apporter des réponses adaptées aux réalités locales.
Kabondo, une commune confrontée à de multiples difficultés
Dans la ville de Boma, la commune de Kabondo fait face à plusieurs défis liés à l’aménagement urbain et aux conditions de vie de ses habitants. Elle comprend notamment les quartiers Buanionzo, Lovo, Sekambote, Bunzi, Luki et Tshituzi.
Pour cet acteur politique, sa situation géographique, marquée par la proximité des rivières Kabondo et Kalamu ainsi que du fleuve Congo au sud, constitue un enjeu important en matière de gestion des eaux et d’aménagement du territoire.
Dans plusieurs secteurs, l’insuffisance des infrastructures de drainage et les difficultés d’entretien des voies de circulation sont régulièrement évoquées parmi les facteurs qui aggravent les conséquences des fortes pluies. Des quartiers comme Buanionzo, Bunzi et Tshituzi sont notamment cités parmi les zones exposées aux inondations.
Des pertes en vies humaines auraient été enregistrées lors de catastrophes liées aux pluies en 2015, 2016 et 2022. La confirmation des bilans et des circonstances de ces événements nécessite toutefois des données auprès des autorités locales et des services compétents.
Ces difficultés soulignent l’importance de renforcer les dispositifs de prévention des inondations, d’améliorer le drainage et de mettre en œuvre des solutions durables pour protéger les habitants.
Manque d’électricité : une préoccupation qui touche aussi à la sécurité
L’accès à l’électricité constitue une autre préoccupation majeure dans plusieurs quartiers de Boma. Les difficultés d’approvisionnement et les coupures de courant affectent les activités économiques, perturbent la vie quotidienne des ménages et compliquent le fonctionnement de certains services de proximité.
Au-delà de ces conséquences, le manque d’éclairage public et les longues périodes d’obscurité dans certaines rues sont également présentés par des habitants comme des facteurs favorisant les cas d’insécurité.
Dans les zones insuffisamment éclairées, les déplacements nocturnes deviennent plus difficiles et les riverains peuvent se sentir davantage exposés aux actes de banditisme et à d’autres formes de criminalité.
Face à cette situation, l’amélioration de la desserte en électricité et le renforcement de l’éclairage public apparaissent comme des mesures importantes, à la fois pour le bien-être des habitants et pour la prévention de l’insécurité. L’ampleur des incidents signalés et leur lien avec le manque d’éclairage mériteraient d’être documentés auprès des services de sécurité et des autorités concernées.
Eau potable et infrastructures : des besoins toujours pressants
L’accès à l’eau potable demeure également un enjeu pour plusieurs familles. Des difficultés d’approvisionnement sont rapportées dans certains secteurs, où les habitants peuvent être contraints de parcourir des distances importantes pour trouver de l’eau.
Cette situation appelle des réponses adaptées, notamment en matière d’amélioration de la desserte, de disponibilité des points d’eau et d’entretien des infrastructures existantes.
Parallèlement, l’état de certaines voies de circulation complique les déplacements des habitants et peut entraver l’accès aux services essentiels. La réhabilitation des routes, l’entretien des ouvrages de drainage et l’amélioration de l’assainissement figurent ainsi parmi les attentes exprimées à Boma.
Le gouvernement provincial attendu sur des réponses concrètes
Au regard de ces difficultés, la question de la prise en compte de Boma dans les priorités du gouvernement provincial reste posée. Si les besoins varient d’une entité à une autre, la répartition des investissements publics devrait tenir compte des réalités locales, du niveau de vulnérabilité des populations et de l’urgence des problèmes à résoudre.
Pour les habitants, l’enjeu ne se limite pas aux annonces institutionnelles. Il concerne surtout la réalisation de projets concrets, la transparence dans la programmation des investissements et la communication régulière sur les actions engagées.
À Boma, les attentes portent notamment sur l’amélioration des infrastructures routières, la lutte contre les inondations, l’accès à l’eau potable, la régularité de l’électricité et le renforcement de la sécurité dans les quartiers.
Face à ces défis, les autorités provinciales et urbaines sont appelées à apporter des réponses à la hauteur des préoccupations exprimées par la population.
Boma ne demande pas de privilèges, mais une attention à la mesure de ses besoins. L’amélioration des conditions de vie de ses habitants passe par des investissements mieux ciblés, une gouvernance transparente et des actions concrètes susceptibles de produire des résultats visibles sur le terrain.
Jonobe Tsilulu




