mardi, janvier 20, 2026

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J’ai enfin décidé de briser ce long silence ; de sortir de ma réserve et de m’adresser à vous, parce que l’enjeu est de taille. Il est même existentiel. Non pas pour ma famille politique ou biologique, moins encore pour ma modeste personne. Mais plutôt pour la Nation congolaise, et pour l’avenir de notre cher et beau pays.

« J’ai enfin décidé de briser ce long silence ; de sortir de ma réserve et de m’adresser à vous, parce que l’enjeu est de taille. Il est même existentiel. Non pas pour ma famille politique ou biologique, moins encore pour ma modeste personne. Mais plutôt pour la Nation congolaise, et pour l’avenir de notre cher et beau pays.

J’ai décidé de briser le silence, parce qu’au vu de la situation que traverse notre pays, continuer à me taire, m’aurait rendu poursuivable devant le tribunal de l’histoire, pour non-assistance à plus de cent millions de compatriotes en danger. Je saisis cette opportunité pour partager avec vous mes réflexions et participer ainsi à la recherche de la solution à la crise que traverse notre pays, la République Démocratique du Congo, terre de nos ancêtres, car il est gravement malade, et son pronostic vital est engagé.

Mieux que quiconque, vous en êtes conscients, car vous en faites quotidiennement les frais dans votre chair, et vous en payez le prix.

« Cette première alternance pacifique et civilisée à la tête du pays avait suscité d’autant plus d’espoirs, qu’en Janvier 2019, notre pays se trouvait en bien meilleur état qu’au moment de ma propre accession à‌ la magistrature suprême, en Janvier 2001.

Ces décisions et bien d’autres, vous asphyxient et rendent votre vie plus précaire que jamais. J’en appelle aux uns et aux autres, en particulier au gouvernement de Kinshasa, d’humaniser les conditions de vie de nos compatriotes de cette partie du territoire national. Ils ont droit à la vie, à la scolarisation de leurs enfants et aux autres conditions du bien-être.

En attendant le rétablissement de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national, j’invite les tenants du pouvoir à protéger la population. De même, l’armée, la justice et les autres structures en charge de l’ordre et de la sécurité, doivent être véritablement au service de la population et répondre à ses aspirations.

« De par mon expérience, dans des situations similaires, le patriotisme et l’humanisme ont guidé le processus de règlement des conflits et porté des fruits dans le passé aussi bien sur le champ de bataille que sur celui des négociations ou du dialogue. Notre pays a en effet été divisé de quasi-moitié pendant des années,la sagesse avait alors prévalu, nous avions recolléles morceaux et le pays a survécu dans son unité. »

Vu l’immensité de la tâche ainsi décrite, je lance un appel solennel à tous les Congolais, sans distinction de sexe, d’ethnie, d’âge, de classe sociale, de zone géographique, ou d’appartenance politique, qui aiment passionnément le Congo, qui sont prêts à tous les sacrifices, qui adhèrent sans réserve au Pacte Républicain de Sun City, et qui tiennent au respect de la Constitution du 18 Février 2006, à s’unir autour de ces objectifs. Il s’agit de la refondation de l’Etat et de l’édification d’un pays qui a perdu ses repères. Mobilisons-nous, et mettons à profit tous les moyens à notre disposition, pour restaurer l’unité nationale, sauver le Congo et préserver son indépendance car l’Afrique et le monde nous regardent.

« En revanche, érigées en politique du gouvernement, le populisme et la démagogie, le mensonge et l’arrogance, la discrimination et la stigmatisation de certaines composantes de notre peuple, l’institutionnalisation du tribalisme et du népotisme, l’opposition des communautés nationales les unes aux autres, les discours de haine et l’injustice ainsi que l’impunité, ont d’autant plus aisément détruit la cohésion nationale et le vivre ensemble que l’opulence outrancière et le non-respect de la parole donnée sont les maîtres mots de la classe politique au pouvoir; ce qui a rendu le pays fragile et donc, vulnérable. »

Le cœur serré, je constate qu’à peine six ans après, ce bel héritage en indivision, légué à l’ensemble de notre peuple, a été complètement dilapidé par celui qui en avait reçu la garde ; que notre pays offre un spectacle des plus désolants ; et qu’il suscite d’autant plus de désespoir au sein de notre peuple, et de pitié et de moqueries à travers le monde, que l’inconscience de ses dirigeants ne permet aucun espoir de redressement »

Bien plus, le Congo est intemporel. Il n’appartient pas à tel ou tel régime politique, ces derniers étant, par définition, rotatifs et donc passagers en démocratie. Il appartient plutôt au peuple congolais dans sa grande diversité. Ce qui est vrai du Congo, l’est aussi des immenses ressources du sol et du sous-sol dont il regorge et qui sont essentielles à la croissance et au développement à l’échelle internationale.

« Le Congo vaut mieux que la caricature qu’en donnent ses dirigeants actuels. Le Congo mérite mieux que cette politique extérieure, faite de jérémiades et de mendicité. J’ai donc la ferme conviction que le peuple congolais est capable aujourd’hui, comme en 1960, de vaincre les démons de la division. Qu’il est capable, aujourd’hui, comme au cours de la décennie quatre-vingt-dix, de vaincre la tyrannie et la tentation du pouvoir absolu. Qu’il est capable aujourd’hui, comme en 2003, de prendre le dessus sur ce qui nous divise, et de mettre fin à la violence armée qui oppose ses enfants. Pour y parvenir, chacun doit jouer sa partition. Je m’engage à jouer la mienne. Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo ! Qu’il bénisse, individuellement, chacun de Vous ! Je vous remercie. »

Joseph Kabila.

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