L’insécurité n’a pas encore dit son dernier mot à Bukavu, le chef-lieu de la province du Sud-Kivu, où les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23), un groupe politico-militaire soutenu par le Rwanda, sont actifs. Cependant, la justice populaire est devenue une pratique courante à Bukavu, avec des cas récents signalés dans plusieurs communes. Les habitants, excédés par les attaques nocturnes et le pillage, se mobilisent pour capturer et punir les présumés bandits.
Récemment, deux nouveaux cas ont été enregistrés, dont celui d’un présumé bandit armé appréhendé sur l’avenue Muhungu, dans la commune d’Ibanda. La population a incinéré son corps, illustrant la loi de la vengeance qui prévaut en l’absence de police judiciaire.
Le projet « Accès à la justice », lancé dans la région, vise à améliorer l’accès à la justice et à réduire ces pratiques de justice populaire, mais les résultats attendus tardent à se concrétiser. Les autorités locales condamnent ces actes tout en reconnaissant les défis sécuritaires auxquels la ville est confrontée.
Alors que la population crie au secours, il est urgent que les autorités prennent des mesures concrètes pour rétablir l’ordre et la sécurité dans la ville. Le retour des policiers et la mise en œuvre effective du projet « Accès à la justice » pourraient contribuer à réduire ces pratiques extrêmes et à restaurer la confiance dans la justice officielle.



