La présence de l’AFC/M23 dans certaines entités du territoire de Lubero au Nord-Kivu interroge. En effet, entre espoir et montée en flèche de l’insécurité, cette opération de relocalisation des familles Hutus semble être une bombe à retardement, faisant craindre une reprise des violences ethniques dans une région déjà fragilisée.
Cependant, ce jeudi 31 juillet 2025, à Luofu, des responsables du M23 ont présenté publiquement ces familles à la population locale. Muhindo Tafuteni, président de la société civile, dénonce une « transplantation d’un peuple inconnu à la recherche des terres » et met en doute leur véritable identité hutu. Il rappelle que certains Hutus, membres des FDLR, avaient fui la zone à cause des affrontements avec les milices locales Nande. Selon lui, ces réinstallations risquent « d’alimenter des violences et de créer des conflits ethniques ». Tafuteni alerte que cette opération « vise à intensifier le conflit ethnique dans le territoire de Lubero » et réclame « un encadrement strict du retour des réfugiés », en impliquant le HCR et le CIR, soulignant que « le HCR est habilité pour gérer cette question ».
Alors que ces familles investissent des maisons abandonnées et des champs occupés à tort, la peur grandit que cette relocalisation orchestrée ne devienne le détonateur d’une nouvelle guerre. Malgré les accords signés, le défi reste de prévenir ce scénario en assurant un retour pacifique et respectueux des droits de tous.
Elias Lwayivweka




