Dans un entretien avec notre consœur de TV5MONDE au journal Afrique, le président français Emmanuel Macron a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation sécuritaire qui prévaut à l’est de la RDC, tout en abordant les relations entre la France, le Rwanda et la République Démocratique du Congo.
Il a souligné l’injustice ressentie face à l’héritage historique qui a longtemps paralysé les relations franco-rwandaises.
« Je trouve cela très injuste. D’abord, parce que la France, pendant des décennies, a eu une relation paralysée avec le Rwanda après le génocide, en raison d’un passé qui ne voulait pas passer. Je félicite les efforts des dernières années, reposant sur la science et un travail patient d’engagement, pour avoir restauré des relations saines, réussies sur le passé récent et notre mémoire commune avec le Rwanda. C’est une bonne chose, » a-t-il déclaré.
Cette dynamique de réconciliation est d’autant plus cruciale dans le contexte des tensions persistantes à l’est de la RDC.
Le Président français a insisté sur l’importance de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, affirmant qu’il « ne devrait pas y avoir de double standard ». »Ensuite, la situation est très dégradée à l’est de la RDC depuis le milieu des années 90. Je vais être très clair, » a-t-il ajouté.
« Je suis pour la souveraineté et l’intégrité territoriale partout. Il ne devrait pas y avoir de double standard. On ne peut pas dire que, lorsqu’il s’agit de l’Ukraine, il y a un problème avec les frontières internationales, alors qu’en ce qui concerne la RDC, on accepte que des étrangers et des voisins viennent s’approprier des ressources. Non. L’intégrité territoriale et la souveraineté des Congolais doivent être respectées. »
Il a également évoqué les tensions économiques persistantes à l’est de la RDC et les mouvements politiques, notamment le M23, qui exacerbent cette situation.
« Ceci doit être traité politiquement. Et donc, ce que nous voulons faire, c’est par la discussion, avec la RDC, avec le Rwanda et avec la sous-région. » »…
La France se positionne en tant que facilitateur. Nous avons proposé une feuille de route. Je parle régulièrement avec les deux présidents. Je le fais en soutien à l’initiative africaine, c’est-à-dire au rôle que le président Lourenço a joué, ainsi qu’avec le processus de l’Ouganda et le processus de Nairobi… »
Il a mis l’accent sur l’importance d’un dialogue constructif et collaboratif pour les deux pays en conflit, avec la facilitation de la France.Il a également abordé la situation humanitaire alarmante à l’est de la RDC, où les populations souffrent des conséquences des conflits. Il a exprimé son engagement à travailler avec les dirigeants africains pour un chemin politique vers la paix. »
Pour plus d’efficacité, car nous avons aujourd’hui une situation humanitaire terrible à l’est de la RDC.
« Je pense aux populations, face à une tension politique très forte, et personne ne veut voir revenir des tensions ethniques dans cette région. Je le dis avec beaucoup d’engagement, de respect et une volonté de trouver un chemin politique », a-t-il ajouté.
Selon Mafuta Masand de voice of congo, le Président français se montre optimiste quant à la restauration de la paix dans la région, grâce aux initiatives de dialogue élaborées par l’UA et le soutien de la France, peut-être dans les prochains jours, comme il l’a évoqué. Ainsi, cette éternelle guerre imposée à la RDC, dans sa partie est, trouvera-t-elle une issue ? Wait and see



