L’idée d’un dialogue national en République démocratique du Congo continue d’alimenter le débat politique. Si le principe d’un cadre de concertation conduit par les confessions religieuses est jugé pertinent par plusieurs acteurs, ceux-ci estiment néanmoins que sa réussite dépendra de garanties précises destinées à assurer sa crédibilité et son impartialité.
Selon Baron Besana, cette position, un dialogue facilité par les confessions religieuses pourrait constituer une opportunité pour favoriser une sortie de crise durable. Toutefois, il ne devrait pas se tenir sans un cadre clairement défini et accepté par l’ensemble des parties prenantes.
Parmi les principales conditions avancées figure la coordination de cette initiative avec le processus de Luanda et son inscription sous le parrainage de l’Union africaine. Une telle démarche permettrait, selon ses partisans, de garantir un suivi indépendant des engagements qui seraient pris par les différents acteurs.
Baron Besana, auteur de cette approche plaide également pour le choix d’un lieu de dialogue accepté par toutes les parties, afin d’assurer une participation inclusive, sans exclusion, ni pression politique ou institutionnelle.
Ils insistent par ailleurs sur la nécessité d’instaurer un climat de confiance avant l’ouverture des discussions.
Cela passerait notamment par le respect strict de la Constitution, en particulier de son article 220, ainsi que par l’abandon de tout projet de révision constitutionnelle susceptible de raviver les tensions et de compromettre la sérénité des échanges.
Pour ce cadre du parti Ensemble pour la République, un dialogue national ne peut produire des résultats durables que s’il repose sur la bonne foi des participants, la confiance mutuelle et le respect des engagements pris.
En l’absence de ces garanties, préviennent-ils, cette initiative pourrait être perçue comme une simple manœuvre politique, plutôt que comme une véritable démarche visant à restaurer la stabilité et à renforcer la cohésion nationale.
Jonobe Tsilulu




