Depuis quelques jours, les réseaux sociaux congolais vibrent au rythme d’un clash feutré mais tonitruant entre les clans proches de deux figures emblématiques : Olive Lembe Kabila et Denise Nyakeru Tshisekedi. Une bataille d’image, d’influence et de narratif qui fait penser, par son intensité et ses clivages, aux légendaires querelles entre les factions de Wenge Musica dans les années 90.
Dans les coulisses de cette confrontation, on retrouve un autre combat : celui de certains prétendus journalistes qui, oubliant toute éthique professionnelle, se livrent à des publications sensationnalistes. Screenshots recyclés, vidéos hors contexte, fausses informations, menaces à peine voilées et insultes deviennent la norme, alimentant une guerre virtuelle qui prend des allures de règlement de comptes public.
D’après le media en ligne néo Africa, certains observateurs soupçonnent même que des enveloppes circuleraient pour attiser les flammes, pendant que d’autres dénoncent une stratégie cynique orchestrée par des communicants sans scrupules, prêts à tout pour monnayer leur “expertise” en communication de crise.
Le plus inquiétant, c’est que dans un contexte où la RDC appelle à l’unité et à la réconciliation, cette agitation médiatique donne une image inquiétante de la profession journalistique dans la capitale. Le silence des deux premières dames – ni Denise Nyakeru ni Olive Lembe ne se sont exprimées directement – laisse place à toutes les interprétations, tandis que la toile continue de s’enflammer.
Et si, derrière cette cacophonie numérique, se cachait simplement une guerre des récits, où chaque camp tente de faire valoir sa légitimité dans un pays en quête de stabilité ? Une chose est sûre : l’heure est à la retenue et à un retour à un journalisme digne de ce nom.



