Le ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Crispin Mbadu Phanzu, réaffirme le soutien de la République démocratique du Congo à la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il présente cette candidature comme une occasion de renouveler la gouvernance de l’organisation et de renforcer sa proximité avec les populations francophones.
Dans une interview accordée au magazine Diplomat Investissement, le ministre estime que la candidature congolaise dépasse la simple question de succession à la tête de l’organisation. Elle traduit, selon lui, la volonté de la RDC de faire davantage entendre la voix de l’Afrique dans les instances dirigeantes de la Francophonie, au regard de son poids démographique, culturel et linguistique.
Crispin Mbadu souligne notamment que la République démocratique du Congo, considérée comme le premier pays francophone par sa population, avec plus de 100 millions d’habitants, entend jouer pleinement son rôle dans l’avenir de l’espace francophone.
S’agissant du profil de la candidate, le ministre met en avant l’expérience de Juliana Amato Lumumba dans la gouvernance publique, la diplomatie culturelle, la coopération internationale et le leadership économique africain. Il estime que son parcours constitue un atout pour conduire une Francophonie davantage tournée vers les enjeux contemporains.
Parmi les priorités défendues figurent notamment l’emploi et la formation des jeunes, l’entrepreneuriat, la mobilité académique et culturelle, le numérique, l’innovation, la promotion de la paix ainsi que l’égalité entre les femmes et les hommes.
Le ministre insiste également sur le caractère rassembleur de cette candidature, précisant qu’elle ne vise aucun État ni aucune personnalité en particulier. « La candidature de Madame Lumumba n’est pas une candidature contre quelqu’un. Elle est une candidature pour une nouvelle étape de la Francophonie », explique-t-il.
Dans cette perspective, Crispin Mbadu défend le principe de l’alternance à la tête de l’organisation, qu’il considère comme un mécanisme sain pour consolider la démocratie et insuffler une nouvelle dynamique à l’OIF, tout en préservant les acquis.
Sur le plan diplomatique, la RDC a intensifié ses démarches auprès des États et gouvernements membres de l’organisation. Le ministre Crispin Mbadu, aux côtés de Juliana Amato Lumumba et porteur des messages du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a notamment participé à plusieurs consultations de haut niveau en Afrique, en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.
Cette offensive diplomatique s’inscrit dans la perspective de l’élection de la prochaine Secrétaire générale de la Francophonie, annoncée lors du XXᵉ Sommet de l’OIF, prévu les 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge.
À travers cette candidature, Kinshasa ambitionne de contribuer à l’émergence d’une Francophonie plus moderne, inclusive, influente et davantage attentive aux préoccupations des populations.
Jonobe Tsilulu.




