Christian Shauri Bikami, coordonnateur national de l’ASBL Jeunes Leaders, exige depuis Bunia la sortie immédiate des ministres, directeurs généraux et autres mandataires nommés au nom des 13 formations politiques suspendues.
Dans un communiqué publié le 16 octobre 2026 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, l’ASBL Jeunes Leaders réclame l’extension de la déchéance à tous les mandataires publics et titulaires des postes nominatifs liés aux 13 partis politiques suspendus.
Selon l’organisation, les ministres, vice-ministres, directeurs généraux et cadres de l’administration publique nommés au nom ou sous le quota de ces formations doivent immédiatement quitter leurs fonctions. Pour les Jeunes Leaders, la dissolution juridique d’un parti éteint met fin à la légitimité qui avait justifié ces nominations.
L’association demande également une application stricte de l’article 17 de la loi de 2004. Elle estime que les regroupements politiques ont l’obligation légale de dénoncer et de radier les élus issus des partis bannis qui se cacheraient sous leur label, faute de quoi ils seraient considérés comme complices.
Les Jeunes Leaders demandent en outre à la CENI et à la Cour constitutionnelle de déclarer la vacance définitive des sièges concernés et de les réattribuer aux forces politiques qu’elles qualifient de républicaines et légitimes
« La République démocratique du Congo ne nourrira plus ses propres bourreaux », avertit Christian Shauri Bikami.
Pour l’ASBL Jeunes Leaders, l’impunité sous couvert d’immunités ou de mandats politiques est désormais terminée : « la force doit rester à la loi ».
Elias Lwayivweka




