À l’occasion de la Journée internationale de la canne blanche, célébrée le 15 octobre, le notable de Boma, Mpangi Éric Lubamba Ngimbi, met en avant les enjeux de l’inclusion sociale, de l’accessibilité et du respect des droits des personnes aveugles et malvoyantes. Une occasion de rappeler que leur participation à la vie communautaire nécessite un engagement collectif et des actions concrètes.
La Journée internationale de la canne blanche remet au centre des préoccupations la situation des personnes vivant avec une déficience visuelle et les obstacles auxquels elles peuvent être confrontées au quotidien. À Boma, dans la province du Kongo Central, Mpangi Éric Lubamba Ngimbi saisit cette occasion pour souligner l’importance de bâtir une société fondée sur la dignité humaine, la solidarité et l’égalité des chances.
À travers son message, ce notable de la ville invite la population à porter un regard plus inclusif sur les personnes aveugles et malvoyantes, en insistant sur leur droit à l’autonomie, à la mobilité et à une pleine participation à la vie sociale.
La canne blanche, un symbole d’autonomie
Au-delà de sa fonction pratique, la canne blanche constitue un symbole de l’autonomie et de la liberté de déplacement des personnes déficientes visuelles. Elle rappelle également la nécessité d’adapter l’environnement aux besoins de tous les citoyens.
Pour Éric Lubamba Ngimbi, la promotion de l’inclusion suppose de dépasser les préjugés liés au handicap et de reconnaître les capacités, les ambitions et les droits des personnes concernées.
Cette démarche implique notamment de favoriser l’accès aux espaces publics, à l’éducation, à l’emploi et aux services essentiels. Elle nécessite également une sensibilisation permanente des communautés afin de prévenir les discriminations et les comportements susceptibles de marginaliser les personnes vivant avec une déficience visuelle.
La solidarité communautaire comme levier d’inclusion
L’engagement social constitue également un axe des initiatives menées par Mpangi Éric Lubamba Ngimbi à Boma. À travers la structure Ba Mpangi ya Éric Lubamba et l’association BETU KELE, il participe à des démarches présentées comme orientées vers l’accompagnement des personnes vulnérables et le renforcement de la solidarité communautaire.
Des publications de la presse locale ont par ailleurs rapporté des initiatives en faveur de personnes vivant avec un handicap, ainsi que des actions humanitaires destinées aux orphelins et aux personnes âgées.
Ces initiatives mettent en lumière l’importance des actions de proximité dans la lutte contre la vulnérabilité sociale. Pour produire des effets durables, elles doivent toutefois s’inscrire dans une dynamique plus large associant les pouvoirs publics, les organisations de la société civile, les familles et les acteurs économiques.
À Boma, l’accessibilité reste un enjeu collectif
La promotion des droits des personnes handicapées ne saurait se limiter aux journées commémoratives. Elle appelle des réponses concrètes aux difficultés rencontrées dans les déplacements, l’accès aux infrastructures et la participation aux activités sociales et économiques.
Dans cette perspective, l’amélioration de l’accessibilité des espaces publics, la sensibilisation aux droits des personnes déficientes visuelles et le développement de dispositifs d’accompagnement adaptés constituent des pistes importantes pour favoriser leur autonomie.
À Boma, comme ailleurs en République démocratique du Congo, la construction d’un environnement inclusif nécessite une implication coordonnée des autorités, des associations et des citoyens.
La Journée internationale de la canne blanche rappelle ainsi que le handicap ne doit pas être un motif d’exclusion, mais une invitation à repenser les conditions du vivre-ensemble.
Faire de la dignité humaine une priorité
À travers son message, Mpangi Éric Lubamba Ngimbi remet en avant une exigence essentielle : garantir à chaque personne une place dans la société, indépendamment de sa condition physique ou sensorielle.
Au-delà du 15 octobre, le défi consiste à transformer les messages de sensibilisation en comportements responsables et en initiatives concrètes, afin que les personnes aveugles et malvoyantes puissent exercer leurs droits et participer pleinement au développement de leur communauté.
À Boma, l’inclusion demeure ainsi une responsabilité partagée, qui engage aussi bien les institutions que les citoyens.
La véritable solidarité se mesure à la capacité d’une société à garantir à chacun le respect, l’autonomie et la dignité auxquels il a droit.
Jonobe Tsilulu.




