Cadre de l’Union Congolaise, Me Clinton Bamana estime que les révélations sur les soupçons d’infiltration des institutions congolaises et le retour annoncé de Joseph Kabila, ancien président de la République, à la tête d’un mouvement rebelle renforcent la nécessité de préserver l’unité nationale autour du chef de l’État.
La défense de la souveraineté nationale et la lutte contre l’ingérence étrangère demeurent au cœur du débat politique en République démocratique du Congo. Dans ce contexte, Me Clinton Bamana, cadre du parti politique Union Congolaise, lance un appel à la mobilisation autour du président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme un rempart face aux menaces pesant sur l’intégrité territoriale du pays.
Pour cet acteur politique, l’infiltration dont la RDC aurait été victime serait bien plus profonde qu’on ne l’imaginait. Il estime que même des personnes censées garantir l’unité nationale et le bon fonctionnement des institutions auraient pu être impliquées dans des mécanismes servant des intérêts étrangers, notamment ceux attribués à Kigali.
Dans son analyse, Me Clinton Bamana considère que certaines révélations récentes mettent en lumière la gravité des enjeux sécuritaires auxquels le pays est confronté. Une situation qui, selon lui, appelle à une prise de conscience collective et à une vigilance accrue face aux menaces susceptibles de fragiliser l’État congolais.
Un appel au rassemblement autour de Félix Tshisekedi
L’annonce du retour de l’ancien président à la tête d’un mouvement rebelle constitue, aux yeux de Me Clinton Bamana, un motif supplémentaire de préoccupation. Le cadre de l’Union Congolaise appelle ainsi les Congolais à faire bloc derrière Félix Tshisekedi afin de faire échec aux initiatives qu’il considère comme une menace pour la souveraineté nationale.
Il met également en cause le rôle attribué au Rwanda dans la crise sécuritaire congolaise, estimant que la réponse à cette situation exige une mobilisation politique et citoyenne en faveur de la défense de l’intégrité territoriale.
Pour Me Clinton Bamana, le maintien de Félix Tshisekedi au pouvoir représente, dans ce contexte, un impératif stratégique face à ce qu’il qualifie de « néocolonialisme rwandais ». Une position qui traduit son soutien à l’action du chef de l’État et sa volonté de voir les Congolais se mobiliser autour de la défense des intérêts nationaux.
La souveraineté nationale au centre du débat
Au-delà de cet appel politique, les enjeux soulevés renvoient à des questions fondamentales : la protection des institutions, la sécurité du territoire et la consolidation de la cohésion nationale.
Ces accusations d’ingérence étrangère nécessitent toutefois des éléments vérifiables et une mise en perspective rigoureuse. La défense de la souveraineté nationale demeure un enjeu majeur, tandis que le débat sur les réponses politiques et institutionnelles à apporter continue de diviser et de mobiliser les acteurs de la scène congolaise.
Jonobe Tsilulu.




