À Luozi, dans la province du Kongo Central, une première réponse est apportée aux difficultés persistantes liées à la traversée du fleuve. Deux petits bacs vont être réhabilités grâce au financement personnel du vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Ce mardi 8 septembre 2026, une délégation conduite par Me Clinton Bamana, conseiller politique du VPM Daniel Mukoko Samba, s’est rendue auprès de l’administration territoriale de Luozi pour s’enquérir de la situation préoccupante des bacs utilisés quotidiennement par la population.
La rencontre a réuni plusieurs parties prenantes, notamment l’administration territoriale, le Conseil de sécurité, la société civile ainsi que des représentants de la jeunesse. Au centre des échanges : les difficultés rencontrées par les usagers et l’urgence de rétablir une traversée plus régulière et sécurisée.
Plus de 10 000 dollars pour les travaux
À l’issue de cette démarche, Me Clinton Bamana a annoncé que Daniel Mukoko Samba a décidé de prendre personnellement en charge la réhabilitation des deux petits bacs.
Selon le devis établi par l’Office des Routes du Kongo Central, le coût des travaux est évalué à plus de 10 000 dollars américains.
Les fonds ont été remis à l’Administrateur du territoire de Luozi, avant d’être transmis à l’Office des Routes afin de permettre le démarrage des travaux. Ceux-ci devraient s’étendre sur une période estimée à un mois.
Cette intervention constitue une première étape. Une fois la réhabilitation des deux petits bacs achevée, l’attention devrait se porter sur la réparation du grand bac, dont l’état contribue également aux difficultés de mobilité dans cette partie du Kongo Central.
La société civile plaide pour une présence permanente de l’Office des Routes
Au-delà de la réhabilitation ponctuelle des équipements, la société civile de Luozi plaide pour des solutions capables de prévenir la répétition de telles situations.
Elle demande notamment la mise en place d’une brigade permanente de l’Office des Routes à Luozi, afin de permettre une intervention rapide en cas de panne et d’éviter que les usagers ne restent longtemps paralysés.
Car à Luozi, la traversée du fleuve ne constitue pas une simple question de transport. Elle est directement liée aux échanges commerciaux, à la circulation des personnes, à l’accès aux services essentiels et, plus largement, au fonctionnement de l’économie locale.
Une première réponse, mais des attentes toujours fortes
Le financement de la réhabilitation des deux petits bacs est ainsi perçu comme un geste concret face à une situation devenue préoccupante. Mais pour la population, cette intervention ne saurait constituer qu’une solution d’urgence.
Les habitants restent dans l’attente de la concrétisation de la promesse des autorités portant sur la construction et la mise à disposition de deux nouveaux bacs, afin d’apporter une réponse durable aux difficultés de traversée.
À Luozi, le message de la population est désormais clair : réhabiliter les bacs existants est une urgence, mais disposer d’infrastructures de traversée fiables et durables demeure la véritable priorité.
Jonobe Tsilulu.




