La Direction générale de Transco a lancé une vente publique de 165 épaves de bus et de minibus, destinées exclusivement à la casse sur place.
Cette décision soulève de nombreuses interrogations. Comment en est-on arrivé à une telle situation alors que les Congolais souffrent quotidiennement des difficultés de transport en commun ? Les tarifs ne cessent d’augmenter, les bus sont insuffisants et souvent surchargés, tandis que des centaines de véhicules ont été abandonnés jusqu’à devenir de simples carcasses.
Ces bus, qui avaient été acquis pour améliorer la mobilité des habitants de Kinshasa, auraient dû être entretenus, réparés ou remplacés progressivement. Leur abandon traduit des problèmes de gestion, de maintenance et de renouvellement du parc.
Au-delà de la vente de ces épaves, cette situation rappelle l’urgence d’investir durablement dans le transport public afin d’offrir aux Congolais un service fiable, accessible et à la hauteur des besoins d’une capitale de plus de 17 millions d’habitants.
Le transport en commun est un service essentiel. Sa dégradation a un impact direct sur le coût de la vie, la mobilité des travailleurs, des étudiants et de toute la population.
Jonobe Tsilulu.




