La crise institutionnelle qui secoue l’Assemblée provinciale du Kongo Central continue d’alimenter les tensions entre les différentes tendances politiques. Quelques heures après la tenue du Kinzonzi organisé le 11 juin dans la salle des plénières de l’organe délibérant, les députés provinciaux proches de l’ancien président de l’Assemblée provinciale, Nsuami Mpaka, sont sortis de leur réserve pour dénoncer le déroulement de cette rencontre qu’ils avaient choisie de boycotter.
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, ces élus accusent le président de l’Assemblée provinciale, Papy Mantezolo Diatezua, d’avoir « dénaturé » l’esprit du Kinzonzi et de conduire un processus qu’ils jugent déséquilibré.
Le camp Nsuami Mpaka conteste également l’interprétation faite de l’arrêt de la Cour constitutionnelle par leurs adversaires politiques. Selon eux, les recommandations formulées par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur préconisaient la suspension des activités parlementaires jusqu’à l’aboutissement des concertations politiques engagées à Kinshasa pour trouver une issue à la crise.
Pour ces députés, la poursuite de certaines initiatives parlementaires en cette période irait à l’encontre de cette démarche de concertation et risquerait d’aggraver les divisions au sein de l’Assemblée provinciale.
Face à cette situation, ils appellent le gouvernement central à s’impliquer davantage afin de garantir un cadre de dialogue neutre, inclusif et consensuel, qu’ils estiment indispensable pour parvenir à une résolution durable de la crise institutionnelle qui perdure au Kongo Central.
Cette nouvelle prise de position illustre la persistance des divergences entre les deux camps et souligne l’importance des initiatives de médiation en cours pour rétablir un climat de confiance au sein de la première institution politique de la province.
Jonobe Tsilulu.




